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jeudi 7 juillet 2016

Les Minions, réalisé par Kyle Balda et Pierre Coffin

Les Minions,
Réalisé par Kyle Balda et Pierre Coffin

◎    Illumination Entertainment
◎ Film d’animation (1h31) (c’est précis)
◎  Avec les voix de : Marion Cotillard (Scarlet Overkill), Guillaume Canet (Herb Overkill) et Pierre Coffin (Kevin, Stuart et Bob)

 

 ○ « A l'origine de simples organismes monocellulaires de couleur jaune, les Minions ont évolué au cours des âges au service de maîtres plus abjects les uns que les autres. Les disparitions répétitives de ceux-ci ont plongé les Minions dans une profonde dépression. Mais l'un d'eux, prénommé Kevin, a une idée. Flanqué de Stuart, l'adolescent rebelle et de l'adorable petit Bob, Kevin part à la recherche d'un nouveau patron malfaisant pour guider les siens. Nos trois Minions se lancent dans un palpitant voyage qui va les conduire à leur nouveau maître : Scarlet Overkill, la première superméchante de l'histoire. Nos trois compères arrivent à Londres, où ils vont devoir faire face à la plus terrible des menaces: l'annihilation de leur espèce. »

          


     ○ Aaaah, les Minions ! Il me tardait d’aller voir ce film. Eh oui, comme la plupart des gens, je suis tombée amoureuse de ces adorables…créatures indescriptibles mais tellement drôles et minionnes ! Bref, disons que ce film a eu un sacré succès, même dans le coin paumé où j’habite : le jour où je suis allée voir Vice-Versa* coïncidant avec la sortie du film, j’ai eu le plaisir de voir des enfants tout excités crier « Banana, banana » dans la file d’attente interminable (qui m’a d’ailleurs fait rater les premières minutes de mon film), et se glisser sous les barrières pour aller toucher l’immense pancarte des Minions. Et ce succès, ainsi que l’engouement provoqué par ces adorables petits êtres qu’on a envie de serrer dans nos bras, est tout à fait compréhensible puisque « les Minions », c’est un film hilarant, sans prise de tête, parfait pour se remonter le moral (sauf si vous êtes comme moi et que ça vous donne envie de déprimer parce que les minions n’existeront jamais en vrai), pour petits et grands !

     On suit donc les minions dans leur quête d’un nouveau boss super méchant, qui les mène jusqu’à Scarlet Overkill, puis jusqu’à Londres ! Mais c’est sans compter sur leur sens inné de la bêtise et de la rigolade qui va leur causer bien des soucis…
     Bon, en soi, le scénario ne casse pas trois pattes à un canard et je dois avouer qu’en sortant de la salle (en titubant comme une ivrogne parce que la lumière du jour agresse les yeux), j’avais déjà oublié certaines parties du pourquoi et comment nos protagonistes en sont arrivés là. En effet, il n’y a aucun temps mort pendant le film : les situations cocasses, les bêtises et les fous rires s’enchaînent sans répit. Et c’est ça qui est bien, justement, parce qu’on ne s’ennuie pas une seconde !
           
     Les Minions, c’est un film rafraîchissant et hilarant. On ne peut que rire et s’attendrir devant les mésaventures de Kevin et ses acolytes. C’est un moment de pure détente à passer entre copains-copines ou avec la famille : fous rires garantis ! Je peux vous assurer que la salle entière était secouée d’éclats de rire qui retentissaient aux quatre coins de la pièce. Les minions sont vraiment attachants, de vrais petits chenapans qui sèment la zizanie partout. Le scénario est totalement loufoque et improbable, les gadgets sont la cause de certaines scènes très drôles, les personnages ont tous ce petit brin de folie et cette originalité qui les rendent irrésistibles. L’humour est omniprésent, et qu’est-ce qu’on rit ! Les larmes aux yeux, des crampes au ventre, on savoure ce film en essayant de comprendre le langage des minions.

   Je dois avouer qu’au début j’étais plutôt perplexe et je me demandais comment les réalisateurs allaient nous sortir un film avec des personnages qui baragouinent des phrases incompréhensibles. A ma grande surprise, et à mon plus grand bonheur, ce défi a été relevé haut la main ! On surprend des bribes d’italien, d’anglais, de français, par-ci, par-là, et j’ai même réussi à attraper un « Entschuldigung, Boss ». Cependant, tout passe principalement par la gestuelle et finalement, on comprend très facilement ! Je dirai même qu’il n’y a pas grand-chose à saisir puisqu’une grande partie du film est basée sur des pitreries et autres bêtises.

      Les seules choses que je reproche à cet excellent film d’animation : d’abord le fait qu’avec 3 bandes annonces différentes (une seule suffisait, les gars !) et le nombre de trailers, une trop grande partie du film est dévoilée, et c’est bien dommage. Ensuite vient le marketing : cartables, trousses, livres, BD, figurines, vêtements, nourriture, tout y est… C’est qu’elles se feraient presque envahissantes, ces créatures ! Je peux comprendre qu’on cherche à en tirer profit vu l’engouement qu’ils provoquent, mais là c’est un poil too much…

        Sinon, il n’en reste pas moins un très bon film, déjanté, déluré, complètement zinzin (ça se voit que je commence à manquer d’adjectifs ?), décalé et bourré d’humour, qui vous fera… Rire !

Les Minions, c’est juste hilarant, totalement loufoque,
Et garanti sans prises de tête !
Parfait pour se détendre et rire un bon coup. 


* Oui bon, je plaide coupable : la chronique a été rédigée l'année dernière

vendredi 6 mai 2016

Mr. Nobody, réalisé par Jaco Van Dormael

Mr. Nobody,
                                                 JacoVan Dormael

 
◎ Drame, Science-fiction (2h20)
◎ Avec Jared Leto (Nemo Nobody), Sarah Polley (Elise), Diane Kruger (Anna), Linh Dan Pham (Jeanne)

 
            ○ « Nemo Nobody, âgé de 118 ans, est le dernier mortel vivant dans un monde d'immortels. Il est interrogé sur son passé et se retrouve sous les soins du docteur Feldheim, qui veut l'aider à mettre de l'ordre dans ses souvenirs brouillés. Profondément marqué par ses vies sentimentales, le vieillard a des trous de mémoire et son témoignage est constitué d'épisodes contradictoires de son enfance, de ses amours et de sa vie conjugale. »


          ○ Que dire sur ce film ? Je ne sais pas trop par quoi commencer. Disons que lorsque je me suis posée sur le canapé, je n'avais aucune idée de ce dans quoi j'allais être embarquée. Je n'attendais rien de ce film, je ne savais pas dans quelle catégorie il se rangeait, encore moins de quoi il parlait... Bref je me jetais dans l'inconnu, sans trop savoir où j'allais, voulant juste regarder un film pour me détendre. Quelqu'un l'a proposé, on a dit oui, et c'était parti !

            Soyons clair : c'est un film à regarder quand votre cerveau est actif et pleinement éveillé. Car Mr. Nobody est un film compliqué ! J'étais très surprise. Je crois que je n'ai jamais autant froncé les sourcils devant mon écran. Pour faire simple, ma réaction (qui a été la même tout le long du film, d'ailleurs) quand on a rallumé la lumière a été : what. the. hell. Et pourtant, quand on y repense bien, Mr. Nobody n'est pas un film bizarre, mais un film exceptionnel, intelligent et perturbant (dans le bon sens). Je ne regrette pas de l'avoir regardé, d'autant plus que ça change de ce que j'ai l'habitude de voir (les dystopies à gogo, les films bourrés d'action, la science-fiction ou les romances).

            Mais reprenons depuis le début. Vous devez vous dire : « mais aboule le résumé » ! (dans un langage très châtié, je vous l'accorde) (même s'il est marqué au-dessus. On ne sait jamais.) Alors voilà : Nemo Nobody a 118 ans et il nous raconte sa vie. Ou plutôt, ses vies. Mais, comment se fait-il qu'il ait vécu plusieurs vies ? Eh bien c'est là que réside toute la complexité du film.
            Je pense qu'il est préférable de regarder ce film sans trop savoir de quoi il en retourne (comme je l'ai fait), c'est pourquoi je ne vais révéler que le minimum à connaître. Moi-même j'ai nagé dans le flou pendant la quasi-totalité du film, et ce pas seulement parce que je n'avais pas lu le synopsis, mais ça ne m'a pas empêchée d'apprécier le film.
            Nous suivons donc la (les) vie(s) de Nemo Nobody, de l'enfance jusqu'à l'âge adulte, ainsi que son histoire avec trois femmes qui vont changer le cours de sa vie : Anna, Elise et Jeanne. J'ai trouvé qu'Anna était davantage mise en avant par rapport aux deux autres (elle était même carrément mise sur un piédestal), mais cela ne m'a pas empêchée de les apprécier toutes les trois. Elles ont toutes un caractère différent : Anna la fougueuse, Elise la fille un peu perturbée, et Jeanne la fille posée et calme. Quant à Nemo, je ne sais pas trop quoi en penser, étant donné qu'on le suit à travers des scènes qui semblent être montées pêle-mêle et qui malgré tout forment une ligne narrative cohérente. C'est un personnage complexe, un peu perdu, qui se révèle être intelligent et touchant. Il est brillamment interprété par Jared Leto. C'était d'ailleurs la première fois que je le voyais dans un film, ne le connaissant qu'à travers son groupe de musique, mais je compte bien voir les autres films dans lesquels il a joué !

            En fait, le film n'accorde que peu (ou presque) d'importance aux personnages. Le scénario se concentre sur la notion du temps et des choix : est-il possible de retourner en arrière pour modifier ses choix ? Quel impact auront alors ces derniers sur le futur ? Il n'y a pas qu'une seule, ni deux, mais une infinité de possibilités qui s'offrent à nous lorsqu'on se retrouve confronté à un choix, et par conséquence une multitude de vies et de situations différentes. Jaco Van Dormael se base aussi sur certaines théories (que je n'ai bien sûr pas tout à fait comprises) telles que l'effet papillon ou la notion d'espace-temps. Le film est assez complexe et semble décousu, car les scènes passent du coq à l'âne, de l'enfance à l'âge adulte avant de revenir à l'adolescence. Cependant, il n'en est rien car l'ensemble s'imbrique comme dans un puzzle et les différents morceaux sont reliés entre eux de façon parfaitement intelligente.
            Visuellement et esthétiquement parlant, Mr. Nobody est superbe. Les images sont belles et agréables à voir, les décors ainsi que les costumes sont variés. Mais le point fort du film réside vraiment dans sa complexité, la richesse et l'ingéniosité du scénario ainsi que sa portée philosophique. C'est un de ces films qui pousse à la réflexion, nous amène à méditer et à nous poser des questions. Je ne vous cache pas que j'étais vraiment très troublée à la fin et je n'arrive pas à me sortir ce film de la tête. J'ai même eu besoin d'aller chercher sur internet pour être sûre d'avoir compris ce qu'il fallait comprendre ! Et encore, je ne suis pas sûre d'avoir saisi toute l'ampleur et l'enjeu des questions soulevées. D'ailleurs, j'ai lu que le réalisateur avait mis 7 ans pour écrire le scénario. SEPT ANS. Doux Jésus. 

            Ainsi les multiples vies de Nemo Nobody prennent tout leur sens à la fin du film. Chapeau bas au réalisateur, et merci, merci à lui d'avoir réalisé ce film si intelligent. Je pense que ça ne me dérangerait absolument pas de le revoir une seconde fois, d'autant plus que j'imagine qu'il fait partie de ceux qu'on a besoin de revoir trois fois (au moins) pour les comprendre.
            Je vais juste conclure sur la bande-son qui est sublime. Ce sont des morceaux très simples joués pour la plupart à la guitare, mais c'est justement ce qui fait leur charme. Les musiques sont remplies d'émotion, douces et agréables à écouter. C'est apaisant. En plus elles ont été composées en grande partie par le frère du réalisateur (moi je dis, duo de choc, la maman a de quoi être fière !).
            Maintenant, j'ai très envie de voir le dernier film de jaco Van Dormael, « Le tout nouveau testament » qui titille ma curiosité. Mr. Nobody a été une excellente découverte, c'est un film saisissant auquel je ne regrette pas d'avoir donné une chance !
 
Mr. Nobody, c'est un film complexe, instructif, prenant,
génialement intelligent, et perturbant. Bref, à voir !


P.S : J'ai volontairement choisi une autre image que la "vraie" affiche, parce que j'ai trouvé que cette dernière dévoilait trop d'éléments du film. Enfin je pense que personne n'aurait fait attention et moi-même si j'avais vu l'affiche avant de voir le film, je n'aurai pas établi le rapport, mais bon, on ne sait jamais. 

mercredi 4 mai 2016

Big Eyes, réalisé par Tim Burton

Big Eyes,
                                  Tim Burton

◎ Drame, Biopic (1h47)
◎  Avec : Amy Adams (Margaret Keane), Christoph Waltz (Walter Keane), Danny Huston (Dick Nolan), Krysten Ritter (DeeAnn)...
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    ○ « Big Eyes raconte la scandaleuse histoire de l'une des plus grandes impostures de l'histoire de l'art. A la fin des années cinquante, le peintre Walter Keane a connu un succès phénoménal et révolutionné le commerce de l'art grâce à ses énigmatiques tableaux représentant des enfants malheureux aux yeux immenses. La surprenante et choquante vérité a cependant fini par éclater : ces toiles n'avaient pas été peintes par Walter mais par sa femme, Margaret. L'extraordinaire mensonge des Keane a réussi à duper le monde entier. »
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      ○ Sans vouloir faire de mauvais jeux de mots, ce film me faisait de l'œil depuis un certain temps. Ayant malheureusement raté sa sortie en salles, j'ai sauté sur l'occasion quand ma sœur m'a proposé de le voir –avant qu'elle ne change d'avis. Et franchement, j'ai eu raison de vouloir regarder ce film, car il est vraiment impressionnant, voire déroutant. Bref, penchons-nous plutôt sur l'histoire. L'histoire effroyable mais pourtant terriblement vraie, de Walter et Margaret Keane.

     Tout commence quand Margaret, une artiste talentueuse, décide de s'installer en Californie. Elle y rencontre Walter Keane, également artiste peintre. L'attirance entre eux deux est immédiate et pousse Margaret à se marier avec lui (la pire décision de son existence –je dis ça, je dis rien). Les toiles de Margaret ne manquent pas d'attirer l'attention de Walter : il parvient à en tirer profit. Très vite, ces peintures d'enfants aux yeux étrangement grands font la renommée des Keane. Les toiles de Margaret ont beaucoup de succès. Mais, bientôt, Walter se met à prétendre qu'il est l'auteur de ces œuvres, ce qui donne à Margaret l'impression d'être manipulée. Et puis la vérité, l'effroyable vérité lui saute au visage, et elle se retrouve prise au piège. Cette histoire, c'est celle du combat bouleversant d'une femme qui tente de sortir de l'ombre, de reprendre son statut d'artiste face à un homme manipulateur et menteur.
     Tim Burton retrace avec justesse et sensibilité l'histoire de Margaret Keane, cette femme éclipsée derrière son mari, qui combat dans l'ombre. On pénètre ainsi dans le cercle fermé des artistes : mensonges, trahisons et rivalité se côtoient et on est frappé par ce monde de compétition acharnée.

     Je ne peux évidemment pas parler de ce film sans évoquer THE personnage phare : Walter Keane. Même si c'est Margaret qui lutte et subit, je trouve que c'est vraiment lui le personnage central. Walter Keane, qui acquiert une renommée internationale grâce à ses talents de fabulateur et de manipulateur ainsi que son sens du commerce. Walter Keane, qui se révèlera par la suite être un homme violent, arrogant, détestable et complètement aveuglé par la gloire. Il apparaît comme méprisable (sérieusement, j'avais vraiment très envie de lui coller mon poing dans la gueule) mais on ne peut qu'être fasciné, terrifié par cet homme incroyable, cet arnaqueur de génie. Et en même temps, on le déteste, on lui en veut de cette cruauté.Jusqu'où l'homme est-il capable d'aller par envie, par jalousie, par orgueil et par cupidité ?
    Margaret quant à elle, est sous l'emprise féroce de son mari. Elle est confrontée à l'effroyable ampleur de leur petite affaire, complètement perdue. Si au début, elle m'a paru d'une naïveté exaspérante, elle s'avère finalement être plus courageuse et déterminée que je ne le pensais. Elle tente de prouver qu'elle est la véritable auteure des toiles mais la machine est déjà lancée, et elle regrette d'avoir participé à cette monstrueuse abomination. Jusqu'où peut-on aller par amour, par peur ?

      Big Eyes est un film qui illustre à la perfection (bon j'exagère peut-être un petit peu) une histoire révoltante, le mensonge de toute une vie. Il aborde la notion de « vol » (du plagiat, quoi), l'utilisation d'une propriété privée. Il est terrible pour un artiste de se faire voler ses œuvres et de voir quelqu'un se les attribuer. Je pense bien que c'est la pire chose qui puisse arriver à un homme ou une femme qui amis tous son être, son cœur et son âme dans ses créations.
   Enfin, je tiens à souligner la prouesse incroyable de Christoph Waltz, qui a brillamment interprété son rôle. Il était né pour incarner Walter Keane ! Sincèrement, il est époustouflant, impressionnant, que dis-je, extraordinaire, dans la peau de son personnage. C'est un acteur de génie ! Amy Adams, quant à elle, est touchante dans la peau de Margaret. Les deux acteurs forment un très bon et beau duo, agréable à regarder. Ils sont tout simplement brillants.
    Pour conclure, Big Eyes est vraiment une excellente production, pleine de réalisme et loin des films d'action que j'ai l'habitude de visionner. Je pense qu'il vaut le coup d'être regardé, rien que pour connaître l'histoire incroyable des Keane.

Big Eyes, c'est : un film simple, efficace et captivant, qui retrace brillamment
la vie de Walter et Margaret Keane. C'est aussi des acteurs excellents et extraordinaires, ainsi qu'une
jolie bande-son (Lana del Rey, les amis ! Rien que ça).
A voir !

dimanche 1 mai 2016

Le Labyrinthe : La Terre Brûlée, réalisé par Wes Ball

               Le Labyrinthe : La Terre Brûlée
                                                         Réalisé par Wes Ball

◎  20th Century Fox
◎  Aventure, action, dystopie (2h13 min)
◎  Avec : Dylan O'Brien (Thomas), Ki Hong Lee (Minho), Kaya Scodelario (Teresa), Thomas Brodie-Sangster (Newt)...

      ○  « Thomas et les autres Blocards vont devoir faire face à leur plus grand défi : rechercher des indices à propos de la mystérieuse organisation connue sous le nom de WICKED. Le monde qu'ils découvrent a été ravagé par l'Apocalypse. Leur périple les mène à la Terre Brûlée, un paysage de désolation rempli d'obstacles inimaginables. Plus de gouvernement, plus d'ordre... et des hordes de gens en proie à une folie meurtrière qui errent dans les villes en ruines. Les Blocards vont devoir unir leurs forces avec d'autres combattants pour pouvoir affronter WICKED et tenter de défier son immense pouvoir. »


       ○  J'ai comme l'impression de ne faire que des chroniques de film... Pas de panique, les livres arriveront plus tard ! Pour l'instant, je sors d'une séance de cinéma avec des images plein les yeux et de la musique pleins les oreilles ! Bref, donc je suis allée voir le second volet du Labyrinthe au cinéma. Et quel régal !
     Comme je suis allée voir le 1 avant de me mettre à faire des chroniques, je résume le contexte : l'année dernière, j'ai découvert le Labyrinthe tout à fait par hasard, et comme la bande-annonce m'a bien plu, je suis allée le voir. Autant vous le dire tout de suite, j'en suis ressortie toute chamboulée ! Comme je ne connaissais pas l'histoire, j'ai eu le plaisir et la surprise de découvrir un univers incroyable, original et attachant, qui m'a complètement conquise. Bref, vous l'aurez compris, je ne pouvais pas manquer le 2.
         Verdict ? ... Eh bien, je crois que le pouvoir de séduction et le charme de l'histoire opèrent toujours !
         A la fin du Labyrinthe, nous quittions Thomas et ses amis, tout juste sortis de l'enfer. Dans la Terre Brûlée, nous les retrouvons exactement là où nous les avions laissés : à la sortie du labyrinthe ! Pas de temps mort, donc. Une aventure se termine, et on embraye immédiatement avec la suivante.
      Nos chers blocards sont recueillis par un groupe de personnes énigmatiques. Ils tentent de profiter de leur repos amplement mérité, tout en découvrant qu'il y avait d'autres Labyrinthes ! Enfin, c'est sans compter sur Thomas, qui fait le malin et découvre une information qui va encore une fois tout faire basculer. Nos aventuriers sont donc amenés à chercher un autre refuge, et entament un long périple à travers la Terre Brûlée.


       Oui bon, c'est vague. Normal, c'est pour titiller votre curiosité, et pour vous pousser à aller voir ce film ! Car encore une fois, on ne s'ennuie pas une seconde durant ces deux heures. Le film est bourré d'action, de rebondissements et de retournements de situation qui vous font perdre la tête –un peu trop, même. La musique est saisissante et vous entraîne dans l'histoire au rythme effréné. Bref, impossible de s'endormir dans son fauteuil ! J'étais clouée au fond de mon siège, complètement captivée par la tournure des événements. Pendant les courses-poursuites, je dois vous avouer que mon cœur battait à cent à l'heure et j'ai sursauté plusieurs fois lors des apparitions des zombies bizarres. D'ailleurs, chapeau bas à ces derniers : ils étaient effrayants à souhait ! La musique aidait beaucoup, d'ailleurs. J'ai trouvé la bande-son superbe, à en donner des frissons. Elle rendait les combats encore plus grandioses et épiques. Bien rythmée, angoissante, parfois stressante, jamais inutile, elle nous mettait bien dans l'ambiance. Vraiment, j'ai adoré. A écouter par ici.
       Jusqu'ici, on a suivi nos chers amis dans un seul lieu, c'était un peu restreint, on va dire. Dans la Terre Brûlée, on découvre avec eux le monde derrière les murs épais du Labyrinthe. Thomas et ses amis sont projetés hors de leur prison et c'est une terre hostile, ravagée, détruite et anéantie qui se trouve sous leurs yeux. Le danger est omniprésent. Les Fondus, atteints par la maladie, rôdent. Nos Blocards sont traqués et contraints de se cacher comme des rats. La faim et la soif les tiraillent. Le soleil brûle...


     L'univers dans lequel évoluent à présent les personnages est bien plus sombre et dangereux. En quête de réponses et de vérité, manipulés, terrifiés, les Blocards rencontrent bien des obstacles. On sent d'ailleurs à certains moments la tension monter dans le groupe et menacer de diviser Thomas et ses amis. J'ai trouvé que Newt, Minho et les autres étaient un peu délaissés au profit de Thomas. L'histoire est parfois trop centrée sur lui, c'est dommage. D'autant plus que certains de ses actes m'ont parus déplacés, stupides, il agissait parfois de manière irréfléchie et égoïste, ce qui m'a agacée par moments. J'ai également trouvé que Teresa ne servait pas à grand-chose (j'avais déjà eu cette impression dans le 1), à part à la fin, et encore... 
      Enfin, on découvre de nouveaux personnages, ma foi fort sympathiques ! Mais avec tous ces retournements de situation, je ne sais pas à quoi m'attendre. J'ai beaucoup aimé Brenda, le genre à ne pas se laisser marcher sur les pieds, et Aris. J'espère les revoir dans le prochain volet.
      Si La Terre Brûlée est plein d'action et d'un rythme fracassant, j'ai trouvé que cela ne laissait que peu de place à la psychologie et aux sentiments des personnages. Et c'est dommage, car il y a beaucoup à exploiter ! Comme la culpabilité de Thomas et Teresa, le passé qui les hantent, leur angoisse à tous, etc.
    J'ai également trouvé certains éléments improbables, trop gros pour être crédibles, ça arrive miraculeusement, comme ça, pouf ! D'autres sont trop prévisibles. Je n'ai pas lu les livres  donc je ne peux pas comparer, mais d'après des sources très fiables (comprendre : mes amies), ils ont changé beaucoup d'éléments !  


      Enfin, ça ne change rien au fait que c'est un très bon film, on ne s'ennuie pas et les personnages nous entraînent avec facilité dans leur monde. Les décors, les effets spéciaux et la musique sont superbes, à en couper le souffle. J'étais hypnotisée, je n'ai pas vu le temps passer ! Si j'ai effectivement regardé ma montre de temps à autres, c'était pour m'assurer que je pouvais encore passer un bon moment avec Thomas et ses amis ! Je prie donc de toute mon âme de fangirl pour qu'ils ne divisent pas le 3 en 2 parties. 

La Terre Brûlée, c'est un film au rythme effréné, décoiffant, rempli d'action
et qui vous clouera au fond de votre siège !

vendredi 29 avril 2016

Vice-Versa, réalisé par Pete Docter

Vice-Versa,

                                          Réalisé par Pete Docter

◎ Studios Disney-Pixar
◎ Film d'animation (1h34)
◎ Avec les voix de : Melanie Laurent (Dégoût), Pierre Niney (Peur), Gilles Lellouche (Colère), Charlotte Le Bon (Joie) et Marilou Berry (Tristesse)

  ○ « Au Quartier Général, le centre de contrôle situé dans la tête de Riley, cinq Emotions sont au travail. A leur tête, Joie, l'éternelle optimiste, veille à ce que Riley soit heureuse. Puis il y a Peur, qui se charge de la « sécurité », Colère, qui s'enflamme beaucoup, Dégoût, qui empêche Riley de se faire empoisonner la vie, et enfin, Tristesse. Celle qui n'est pas très sûre de son rôle, toujours pessimiste. Tout se passe pour le mieux, jusqu'au jour où... Les parents de Riley  décident de déménager. La vie de Riley est chamboulée et celle du Quartier Général aussi. En effet, un incident éloigne Joie et Tristesse du Quartier Général... »


       ○ Allez hop, une petite chronique filmique pour changer ! Aujourd'hui, c'est le nouveau (enfin, plus trop) petit bijou des studios Disney et Pixar qui est mis à l'honneur. Je dois avouer que depuis la sortie de la bande-annonce, ce film m'était complètement sorti de la tête. Enfin, heureusement que je suis allée le voir car je ne le regrette pas : Vice-Versa en vaut le détour ! 
       L'histoire se déroule dans deux univers différents : on fait la connaissance de Riley, une petite fille adorée par ses parents, mais confrontée à un déménagement soudain et à tout ce que cela engendre : séparation avec les amis, nouvelle maison, nouveau départ...De l'autre côté du miroir, ou plutôt, à l'intérieur de son cerveau, on suit la vie trépidante de cinq émotions essentielles : Joie, Peur, Tristesse, Dégoût et Colère. Tout va de travers : Joie et Tristesse se retrouvent loin, très loin du Quartier Général, lieu de vie des émotions et lieu de commande. Riley essaie donc de s'accoutumer à sa nouvelle vie, mais c'est loin d'être facile lorsqu'il ne reste plus que Dégoût, Peur et Colère aux commandes de son cerveau... Tandis que Joie et Tristesse franchissent tant bien que mal les obstacles sur leur route qui les ramène à leur Quartier Général, Riley subit les conséquences de cette absence...

     Le scénario est cohérent, intéressant, attractif, et j'en passe... L'idée de personnifier les émotions et d'imaginer ce qui se passe dans notre cerveau de manière ludique et enrichissante est très bien trouvée. On passe ainsi par le Pays de l'Imaginaire, le Studio de Production des Rêves, la Mémoire à long terme, le Train de la pensée ou encore la Pensée abstraite... On découvre ainsi un univers riche et trépidant qui nous enchante et nous fait réfléchir. Bref, the gros point positif du film, quoi !

    On peut aussi noter un graphisme à la qualité impressionnante et des décors très détaillés, ce qui est pour le moins agréable à regarder. De plus, l'humour est omniprésent, léger (bon, parfois un peu exagéré) et rafraîchissant. Certaines scènes cocasses ou très bien trouvées m'ont vraiment beaucoup fait rire (et le reste de la salle aussi). C'est donc avec beaucoup de Joie que j'ai dégusté ce film aux saveurs pétillantes, acidulées mais douces aussi.

     Le film comporte également des scènes riches en émotion qui m'ont mis la larme à l'œil (qu'est-ce que c'était dur de se retenir...Gnnn). Evidemment, une production cinématographique sur le thème de l'évolution, des bouleversements, bref, de grandir, quoi ! a forcément un arrière-goût doux-amer qui aura su me charmer ! Riley sort petit à petit de l'enfance, elle glisse lentement vers l'adolescence : sa vie est bouleversée par son changement d'esprit, son changement de ville. Elle se détache  de sa famille, de ce qui lui tenait à cœur auparavant.  On se reconnaît en elle.

     Les personnages sont attachants, plus particulièrement les émotions. Très bien travaillés, Joie, Tristesse, Peur, Dégoût et Colère prennent véritablement vie sur le grand écran. On rit devant la tendance à dramatiser de Peur, l'égocentrisme de Dégoût, les crises de Colère ; on est touché par la gaieté et l'optimisme de Joie, sa volonté et son courage. Mention spéciale à Tristesse, vraiment très bien représentée. Uniques en leur genre, ils nous font vivre leurs aventures avec délice. J'ai eu cependant un peu plus de mal à m'attacher à Riley car on la voit beaucoup moins que les Emotions, ce qui est dommage. De plus, même si on voit les conséquences et l'impact des gestes des Emotions sur le quotidien de Riley, je pense qu'on aurait pu marquer et montrer davantage les répercussions sur le monde « réel ». En effet, on est moins souvent projeté dans l'univers de Riley que dans celui de son cerveau, ce qui est un petit peu dommage, mais n'enlève rien au génie de ce film.


     Vice-versa est vraiment un excellent film d'animation. Pas un coup de cœur, mais une découverte délicieusement agréable qui aura su m'emporter. On retiendra les idées originales et fantaisistes, un bon humour, des personnages convaincants et attachants (les acteurs qui doublent leur voix y sont pour quelque chose), un univers riche et développé, un petit lot d'émotions, des éclats de rire et une jolie « morale ». Et mention spéciale au générique hihi. 
       Allez, n'oubliez pas, exprimer ses émotions c'est important, c'est bon pour la santé et croquer la vie à pleines dents aussi ! ;)

Vice-Versa c'est : un concept original ; un univers et des personnages incroyables ;
Une explosion de délices et des émotions à profusion ; une véritable pépite à ne pas manquer !